Tag : Saint-Valentin (PKJ) !

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Puisque j’adore les tags et que le seul truc excitant de cette Saint Valentin est de commencer Jamaïca Lane mille fois recommandé par Iris de Sireadbooks, je vous poste ce petit tag que j’ai pas mal vu aujourd’hui sur les blogs, notamment Nuée de Pétales et Laura Darcy. C’est parti !

  • Votre romance préférée ?

Un jour de David Nicholls :
Lui, Dexter, issu d’un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d’origine modeste, charmante qui s’ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D’année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s’aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu’ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils sont ensemble. Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises…

Une romance pas nian nian où Dexter et Emma ont besoin l’un de l’autre pour grandir et évoluer, chacun connaissant la part d’ombre de l’autre. On suit la vie de chacun comme un flash, les 15 juillet de chaque année. Parfois ensemble, parfois séparés, au gré de leurs choix de vies. Une romance contemporaine, où le contexte historico-socio-culturel du Royaume-Uni est bien présent avec Édimbourg comme point de départ. Le film est également un petit bijou. *-* S’il ne fallait en retenir qu’un, ce serait celui-ci. Il fait partie de mon top 5 de tous les temps.

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  • La dernière romance lue ?

Les brumes de Grandville de Gwendoline Finaz de Villaine :
Peut-on tomber amoureuse dune simple voix, d’un esprit, sans y perdre son âme ? 1919. au lendemain de la première guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté na d’égale que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent dune voix mystérieuse sortie des ombres « J’étais en présence d’un esprit authentique. Un spectre. Je ne pouvais pas le voir, mais je l’entendais parfaitement. Et le pire, dans toute cette histoire, c’est qu’il était doté dune voix déroutante. Son timbre possédait une douceur étrange, mêlée d’accentuations rauques, presque envoûtantes.

Une très bonne lecture avec une romance fantastico-historique. La beauté de ce récit est la précision des scènes de description du château, du parc, du mobilier, de la Nature et des cérémonies liées à la vie de château, thés et bals en l’occurrence. On est en plein dans le romantisme et ses caractéristiques de genre. La romance n’est pas forcément là où on l’attend mais elle est distillée par petites touches, pleines de tendresse et de charme.

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  • Un livre sans histoire d’amour ?

Quel est alors l’intérêt de cette question dans un tag Saint-Valentin ?! 😀

Le silence de Grey House de Deanna Raybourn :
Londres, 1886. Après avoir reçu une lettre de menace, sir Edward Grey s’effondre et meurt en la présence de lady Julia, son épouse, et d une assemblée de convives. Quelque temps plus tard, Nicholas Brisbane, un détective privé au charme animal, rend visite à lady Julia et lui laisse entendre que son mari aurait été assassiné. Déterminés à démasquer le coupable, tous deux s’engagent dans une quête de la vérité qui se révélera aussi déplaisante que dangereuse…

Une enquête palpitante à la façon d’un Cluedo : Londres, 19ème siècle, une famille aristocratique, un meurtre, pas de preuves. L’histoire se concentre sur la découverte d’indices menée de front par un duo pas commun, une veuve et un détective. Même si la romance n’est pas présente, on assiste à un rapprochement des personnages à la Jane Austen, tout est dans la subtilité et on devine un début de complicité.

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  • Un livre avec une histoire d’amour mais qui n’est pas le propos principal ?

La saga Outlander de Diana Gabaldon :
Outlander of course ! Même si le couple Claire-Jamie prend une bonne place, on reste sur une aventure pleine de rebondissements au cœur de l’Ecosse ravagée par les Anglais (enfin, pour ce qui est du premier tome !) Gros gros coup de ❤ pour cette histoire, qui m’a poussée à ouvrir le blog ! « Il faut que le monde sache que ce livre existe ! » J’en suis au 4e tome, ce sont de beaux pavés donc je me laisse le temps.

  • Un couple livresque qui vous fait rêver ?

Oh non, je m’étais promise de ne pas répondre deux fois la même chose ! Mais c’est sans surprise le couple Fraser qui me fait le plus rêver. Ils sont toujours là l’un pour l’autre mais pas de façon mielleuse, leur couple est un vrai soutien psychologique dans leurs aventures, un rempart contre tout, un refuge souvent. Ils font preuve d’une telle complicité, solidarité, entraide, attention et franchise l’un envers l’autre, c’est une relation de couple qui donne envie.

  • Un livre avec une couverture romantique ?

Top 5  des plus belles couvertures de tous les temps :

  • Une série romantique ?

La ronde des saisons de Lisa Kleypas :
Ahhh ! Enfin une question où je peux vous parler de cette saga chouchou ! On est biiiien sûr en Angleterre, on est biiiien sûr au 19ème siècle et c’est biiiien sûr de la romance historique ! Comment ça je suis trop prévisible ? 😉

Cette saga retrace les aventures (amoureuses, cela va sans dire !) de quatre amies de la bonne société anglaise et américaine. J’ai commencé la série par Un Diable en Hiver, qui est d’ailleurs le premier tome, puis j’ai continué avec Un Parfum d’Automne. Coups de cœur absolus pour ces filles pleine de caractère qui en font voir de toutes les couleurs à des hommes à l’apparence irréprochable mais qui cachent de sacrés travers, intolérables dans ces sociétés juchées sur les convenances.

  • Une histoire d’amour portée à l’écran ?

Il y en a un paquet, on pourra par exemple citer :
Cinquante nuances de Grey de EL James : >chronique du film à découvrir<
La liste de mes envies de Grégoire Delacourt
Outlander de Diana Gabaldon
Un jour de David Nicholls

  • Le héros/l’héroïne romantique par excellence ?

Si je me souviens bien de mes cours de Français au lycée, les caractéristiques du romantisme sont : le souvenir des mythes antiques, la Nature comme manifestation du divin, la mélancolie, l’unique amour, la passion, la révolte, le rêve, la solitude, la philanthropie, le sacrifice, la poursuite d’un idéal, le malheur, l’orgueil, le « mal du siècle »…Donc là, je ne vois pas trop de personnage qui correspond au héros romantique par excellence…

  • Une romance à conseiller aux gens qui ne lisent pas de romance ?

Alors, déjà, mon premier conseil serait de NE PAS commencer par des romances modernes type Crossfire, After, Cinquante nuances, Dublin Street, Beautiful Player, etc… (Oh mon Dieu, j’en ai lu un paquet !! 😀 )

NE PAS non plus commencer par des classiques comme Jane Austen ou Charlotte Brontë par crainte de trouver ça trop mièvre…

Le mieux reste peut-être de ne pas se forcer, si vous n’aimez pas tel genre de lecture, n’y allez pas ! Lol

Merci encore pour la découverte de ce tag, il m’a donné envie de relire plein de livres ! Gros bisous et bonne semaine ! ❤

Cinéma : 50 nuances plus sombres

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Ayant délaissée le premier livre au bout d’une cinquantaine (Ahah !) de pages et n’attendant rien de cette histoire, je suis ressortie de la salle obscure agréablement surprise par ce deuxième volet de la saga « 50 nuances » et plus que séduite (envoûtée !) par le personnage de Christian Grey.

Le titre :

Alors que le titre annonçait des nuances plus sombres de la personnalité de Christian, j’ai trouvé que c’était justement tout le contraire que nous livrait le milliardaire torturé. Christian se dévoilant davantage, leur couple gagne un certain équilibre. Peut-être est-ce l’entourage de Christian, pas toujours bienveillant, *spoiler/ femmes délaissées par le Maître et hommes d’affaires envieux /spoiler* qui crée la sombre menace ?

Les personnages :

Ma première bonne surprise a été le personnage d’Ana. Elle est moins maladroite, moins cruche, se pince moins les lèvres à la vue d’un centimètre carré de peau dénudée. Elle tient à garder son indépendance financière, continue à travailler et à s’assure une carrière dans le monde de l’édition. Elle reste fidèle à ses principes et tient par exemple à rembourser Christian en lui donnant le chèque de la vente de sa voiture.

En ce qui concerne Christian, sortez les extincteurs ! Il était déjà hyper beau dans le premier film, il est beaucoup plus masculin et viril ici. Oui, oui c’est possible. Jugez plutôt.

Il est toujours élégant façon lord British : grand parapluie, manteau noir ajusté, costumes trois pièces, chemises blanches, cravate serrée, chaussures vernies, ceinture et montre clinquantes. Il pratique l’auto-dérision à merveille *spoiler/ la scène au supermarché m’a arraché plusieurs sourires /spoiler* et se confie davantage, ce qui le rend humain et attachant.

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Il faut dire que son statut lui facilite bien les choses. Il ne travaille jamais, sauf pour aller en réunion d’affaires en hélicoptère signer des contrats de « rachats de compagnie aérienne ». Il a un nombre impressionnant de personnes qui travaillent pour lui : chauffeurs, gouvernantes, cuisinière, coiffeurs, gardes du corps, employés de la capitainerie et même espions. Des démarches qui prendraient des jours pour quelqu’un de normal se règlent en un claquement de doigts grâce à son réseau : *spoiler/ virement bancaire, licenciement, internement psychiatrique, etc…/spoiler*

Les moments peu crédibles :

Petit bémol cependant sur trois moments qui m’ont paru peu crédibles. Autant les évoquer dès maintenant car c’est un détail dans ce genre de conte de fées moderne où rien n’est vraiment réaliste.

1) *spoiler/ L’épisode où tout le monde regarde les infos en continu, avec la mère qui sert du thé et personne qui ne pleure à part Ana qui a à peine les larmes aux yeux. Déjà ça c’était moyen. Mais alors le mec qui ré-apparaît dans l’encadrement de la porte genre TADAM c’est moi avec juste un peu de sang sur le visage, mouais./spoiler*

2) *spoiler/ L’épisode de l’ex tarée qui la traque, qui s’immisce chez elle en pleine nuit comme une apparition dans un mauvais film d’horreur. Et le moment qu’on a vu venir à 10 000 kilomètres quand elle dit à Christian qu’elle n’a que quelques affaires à récupérer chez elle /spoiler*

3) *spoiler/ Leur petite escapade coquine en plein milieu du bal de charité. Alors perso, si je joue à ça entre deux, j’ai le maquillage qui a coulé, les cheveux en bataille, la robe froissée, la peau rougie mais eux non, ils reviennent au milieu des convives genre normal. /spoiler*

L’environnement :

Comme pour le premier volet, l’histoire se déroule à Seattle, en plein cœur de l’Etat de Washington. On a de superbes vues de Seattle la nuit mais aussi des montagnes au bord de l’eau. On a également un aperçu du Mont St Helens et des forêts de sapins environnantes. Ça vous rappellerait pas Twilight ? Moi si.

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Bien sûr, on est dans le cliché des hommes d’affaires aux Etats-Unis : grosses voitures SUV noires, appartement immense au style contemporain, bureaux aux murs de briquette rouge, chauffeurs qui attendent aux bas des immeubles et cafés en gobelets.

On notera également l’élégance des tenues, qu’elles soient masculines ou féminines. Si on a évoqué plus haut le style vestimentaire de Mr Grey, on peut ici parler des magnifiques robes de cocktail d’Ana, de la lingerie en dentelle noire, des ses escarpins et accessoires (bijoux, masques), de ses coiffures raffinées et de son maquillage parfait avec des encres à lèvres mates.

Côté repas, on est loin du burger sur la table en zinc. Dans le monde de Christian, c’est restaurants aux nappes blanches et champagne à la moindre occasion.

Enfin, il faut absolument parler du bal de charité qui était pour moi une réminiscence du film « Comme Cendrillon » avec Chad Michael Murray et Hillary Duff. Cascades de fleurs, vaisselle délicate, élégance des convives, masques façon Commedia Dell’Arte, Montaigus et Capulets.

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L’évolution du couple :

Ils n’y vont pas de main morte avec le dos de la cuillère dans l’avancement de leur relation. Je ne sais pas quelle amplitude temporelle couvre le film (deux mois, six mois ?) mais j’ai trouvé que ça faisait beaucoup. Ils sont encore dans la phase flirt, découverte de l’autre, naissance d’un amour et ils prennent des décisions trop importantes, trop vites.

Christian accomplit des efforts surhumains mais fait parfois de grosses maladresses, liées à son ancien quotidien avec des femmes soumises *spoiler/ L’épisode de la coiffeuse où il présente Ana à Mrs Robinson /spoiler*  C’est un maniaque du contrôle, il a toujours une longueur d’avance, anticipe et organise tout ce qu’il peut pour surprendre Ana. Par ailleurs, il lâche du lest dans la maîtrise de leur relation, il se dévoile, il se confie, il se rend vulnérable, il s’abandonne complètement à Ana.

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Christian à beau céder à toutes ses pulsions, rester directif, dominateur et autoritaire pour tout ce qui touche à la sensualité *spoiler/ la scène de l’ascenseur *-* OH-MY-GOD *-* /spoiler*, c’est Ana qui mène la danse dans leur couple, il est complètement à sa merci. Il perd parfois son calme avec elle mais c’est toujours pour la protéger *spoiler/ Le moment où il décide de prendre le bateau plutôt que de rentrer à l’appartement pour être davantage en sécurité ou encore quand il reprend son rôle de maître avec son ex et ordonne à Ana de sortir de la pièce /spoiler* Il fait preuve de davantage de tendresse : lui caresse les cheveux en s’endormant, se remet en question, s’auto-flagelle (Ahah ! ^^) quand il réalise qu’Ana est en danger à cause de lui. On a davantage d’attachement, de mots d’amour, de complicité, de gestes symboliques.

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Ana fait, elle aussi, la moitié du chemin. Maintenant qu’elle croit aux réels sentiments de Grey, elle s’aventure un peu plus sur son terrain, à savoir SM. Bon, le SM, si on en parlait d’ailleurs. C’est léger léger quand même par rapport au premier film. Pas de fouet, pas de bondage cette fois-ci, pas de Salle Rouge ou très peu. Ana est (juste) entravée et bandée. Le pire, c’est que c’est elle qui prend les initiatives à chaque fois ! Même Christian n’est pas vraiment sûr que ce soit une bonne idée. Malgré le fait qu’elle reste un peu naïve sur certaines pratiques, on sent que leur relation s’équilibre même sur ce plan, traduisant une certaine alchimie.

Les personnages secondaires : 

Les personnages secondaires, physiquement présents ou simplement évoqués, aident à comprendre le passé de Christian. On le sent peu entouré mais véritablement aimé.

Tout pourrait donc sourire à ce jeune couple mais c’est sans compter sur les dernières minutes du film, qui m’ont beaucoup fait penser à Crossfire. Suite au prochain épisode ! 😉

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Avis [Très bonne lecture] : Regarde-moi, Sylvia Day

regarde moiTitre : Crossfire, Tome 2 : Regarde-moi
Auteur : Sylvia Day
Genre : Romance
Éditeur : J’ai lu
Nombre de pages : 376
Date de parution : 2013

Gideon Cross était l’incarnation de l’homme idéal, mais je n’étais pas dupe, moi qui savais désormais quels tourments cette perfection dissimulait. De son passé, j’ignorais pourtant presque tout. Son entêtement à le garder secret me blessait. En revanche, son refus obstiné de répondre à mes questions attisait ma jalousie et sapait la confiance qu’il exigeait de moi. Être ensemble était parfois douloureux. Ne pas l’être était pire. J’espérais que l’amour fou qui nous liait l’un à l’autre serait plus fort que tous les obstacles que la vie s’acharnait à dresser entre nous. Je n’imaginais pas à quel point…


Avis


Début 2017, j’étais à fond dans les lectures sur le thème hivernal pour réussir le Challenge Cold Winter. Et puis je suis passée à la Fnac…(tout est dit ! ^^) Et je suis tombée sur le tome 2 de la saga Crossfire. En le feuilletant un peu, j’ai craqué : j’avais envie de connaître la suite des péripéties d’Eva et Gidéon. Et puis, je fais largement confiance à Sylvia Day après avoir ADORE ❤ « Si vous le demandez » de la saga Georgian. Ça a été une très bonne lecture, j’ai dévoré ce livre en trois jours (ce qui est très rapide pour moi ^^).

La première scène du tome 2 est la même que celle qui termine le tome 1, ce qui permet de ne pas être trop déconnecté lorsque on lit le deuxième tome un an après le premier.

On reste quand même sur quelques clichés du genre : un millionnaire sexy avec des problèmes familiaux, une jolie blonde comme héroïne principale, le meilleur ami gay, la rivalité avec une belle brune, , des situations sociales plus qu’aisées d’un côté comme de l’autre, des appartements, des vêtements et des voitures luxueuses. Forcément, l’histoire se déroule aux Etats-Unis.

Certains choix de l’auteure m’ont un peu dérangés, notamment l’activité professionnelle d’Eva. Qui arrive à se faire embaucher en tant que Personnal Assistant et n’envoie que deux mails de sa journée, préférant passer deux heures au restaurant avec sa mère pour la pause déjeuner ? On peut également évoquer le secret que tient absolument à garder Gideon. Il demande à Eva de lui accorder une confiance aveugle, sans jamais rien dévoiler de son côté.

Pourtant, cette romance ne tourne pas à la sauce Fifty Shades of Grey grâce à quelques éléments bien pensés. Tout d’abord, on a moins de sensualité dans ce tome, l’histoire se concentrant davantage sur le passé d’Eva. On découvre un Gideon prévenant, attentif en plus d’être un businessman sexy. D’ailleurs, son job semble crédible dans ce tome, il doit par exemple annuler des rendez-vous avec Eva pour tenir ses engagements professionnels…à moins que ce ne soit pour d’autre raisons.

Sa relation avec Eva se concrétise, ce n’est plus juste un jeu. Leur couple construit une sorte de routine, Gidéon dormant même chez Eva, alors qu’il en était hors de question dans le premier tome à cause de ses cauchemars violents. Il fait des efforts, on sent bien l’affection et l’attachement qu’il porte à Eva. Il fera tout pour la protéger« Je pourrais tuer pour toi, renoncer à tout ce que je possède pour toi, mais jamais je ne renoncerais à toi. »

Pourtant, Eva semble ne pas remarquer comment Gideon prend sur lui pour être avec elle. Gideon refusant de se confier sur son passé, elle se fait des films, voit des maîtresses partout, se pose mille et une questions, jusqu’à remettre en cause la profondeur de ses sentiments et tout faire pour le rendre jaloux quitte à franchir les limites pour le tester. Franchement, à la place de Gideon, je n’aurai pas pardonné si facilement un tel comportement.

Les personnages secondaires, famille et amis, prennent une place plus importante dans ce tome. Ces interactions entre les différents personnages nous permettent de mieux comprendre pourquoi Eva et Gideon ont du mal à gérer leurs blessures. La mère de Gideon, la mère d’Eva, le père d’Eva sont des personnages avec des fêlures, des regrets et des remords qui sont bien retranscrits. Si on gratte un peu leur façade glamour et clinquante, on s’aperçoit très vite qu’ils ne se pardonneront jamais ce qui est arrivé à leurs enfants respectifs.

L’intrigue qui se met en place dans la deuxième moitié de l’histoire est visible comme le nez au milieu de la figure. On se demande même comment Eva fait pour ne pas s’apercevoir que tout son entourage tente de la protéger, Gideon le premier. Alors que je pensais qu’il aurait fait appel à un tiers pour accomplir le sale boulot, il prend ses responsabilités et tient parole. Le final est incisif….comme une lame de couteau.

En conclusion, j’ai vraiment adoré ce duo Eva-Gideon dans ce nouveau tome. Gideon y est insupportable au début par son comportement renfermé et froid mais on voit qu’il fait des efforts extraordinaires pour construire quelque chose de concret avec Eva. Eva quant à elle, se monte la tête dans la première partie du récit, ce qui peut être compréhensible. Mais elle franchit une ligne inacceptable, et c’est là que Gideon gagne des points. Les dernières pages permettent de dévoiler les raisons de leurs comportements respectifs. Gideon lui prouve son amour de la plus belle et de la plus violente des manières. Il me reste plus qu’à me plonger dans le tome 3 pour savoir comment Gideon va, quant à lui, se débarrasser de ses démons. A moins qu’Eva ne s’en charge pour lui…

Book haul & Bilan lecture – Janvier 2017

Hello !

Une fois n’est pas coutume, je suis ponctuelle dans la publication du Book Haul mensuel. Pompélop ! 🙂

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*BOOK HAUL*

Dans le cadre du Cold Winter Challenge, je me suis procurée 5 livres sur le thème hivernal :

Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos
La fille de l’hiver, Eowyn Ivey
Huit saisons, Justin Cronin
Les brumes de Grandville, Gwendoline Finaz de Villaine
La mer en hiver, Susanne Kearsley

 J’ai également acheté Regarde-moi, le tome 2 de la série Crossfire de Sylvia Day.

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*BILAN LECTURE*

Au début du challenge Cold Winter, j’avais choisi le menu *Montagne enneigée* qui consistait à lire 2 livres dont la thématique principale est le froid, la neige ou l’hiver. Méfait accompli ! 😉 J’ai donc lu :

Les fiancés de l’hiver, Christelle Dabos
Les brumes de Grandville, Gwendoline Finaz de Villaine
Huit saisons, Justin Cronin (en cours)

Les Fiancés de l’hiver, Christelle Dabos : 

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Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

Commencer l’année par une déception livresque : FAIT ! ^^ 

Après avoir vu les nombreuses vidéos de Bulledop faisant les louanges de cette histoire, après avoir lu de nombreux avis positifs sur Livraddict, après avoir vu que Margaud Liseuse avait également adoré ce récit, après avoir vu que le livre sortait en poche, je me suis dis que c’était l’occasion de le découvrir. (La couverture étant par ailleurs magnifique.) 

Je n’ai malheureusement pas du tout adhéré à l’univers. Mais alors pas du tout ! Trop de violence, de manipulations, d’excès en tout genre, des personnages peu attachants, une histoire qui traîne en longueur, etc…trop d’éléments qui ont fait que j’aurai dû arrêter la lecture bien avant plutôt que de me forcer à finir ce livre. 

Une chronique plus complète sera publiée dans la semaine. 🙂

Les brumes de Grandville, Gwendoline Finaz de Villaine :

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Peut-on tomber amoureuse d’une simple voix, d’un esprit, sans y perdre son âme ? 1919. au lendemain de la première guerre mondiale, Apollonie devient professeur de musique. Belle, libre et déterminée, la jeune orpheline découvre la vie au château de Grandville. Elle ne tarde pas à faire la connaissance du fils de la Comtesse, le magnétique et mystérieux Hector, dont la beauté n’a d’égale que le cynisme. Apollonie, encore troublée par cette rencontre, tombe sous le charme indécent dune voix mystérieuse sortie des ombres. « J’étais en présence d’un esprit authentique. Un spectre. Je ne pouvais pas le voir, mais je l’entendais parfaitement. Et le pire, dans toute cette histoire, cest quil était doté dune voix déroutante. Son timbre possédait une douceur étrange, mêlée d’accentuations rauques, presque envoûtantes. »

Après le désastre des Fiancés de l’Hiver, ça a été un vrai plaisir de se plonger dans cette histoire mi-historique / mi-fantastique / mi-romance. C’est un peu mon genre littéraire favori donc ça aide. 🙂

J’ai plus l’habitude de lire des histoires qui se déroulent à la fin du XIXème siècle. Ici, on est plongé en 1919, au lendemain de la Première Guerre Mondiale, période avec laquelle je ne suis pas trop familière. On sent que l’auteure a creusé ses recherches, des petites anecdotes historiques viennent ponctuer le récit, ce qui aide à s’imprégner de la vie des habitants de Senlis et de son château à cette époque.

On suit les aventures d’Apollonie, jeune orpheline fraîchement embauchée en tant que professeur de musique pour les jumelles de la comtesse. Les descriptions du parc, du château et des intérieurs sont sublimes. L’intrigue tient debout, le résumé n’en révélant pas trop, l’aspect fantastique se mettant doucement en place au fil des pages. Malheureusement, les indices sont bien trop présents dans la deuxième moitié du roman et j’avais compris avant les dernières pages. La romance tient une petite place, insuffisante à mon goût (Ahah !). 

Une chronique plus complète sera publiée dans la semaine. 🙂

Huit saisons :

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Huit saisons, huit nouvelles qui, en fait, constituent un roman. L’histoire d’une famille dont chaque membre va son chemin : les études, le travail, le mariage, les enfants… Mais, chez Justin Cronin, ce n’est jamais un chemin facile, car chacun a son secret : un amour qui n’ose pas se déclarer, une grave maladie qu’on tente de cacher, un drame vécu autrefois qui revient vous hanter… Sous l’apparente banalité des jours et des destins, sous le tissu protecteur de l’affection et de l’entraide, se dissimulent bien des angoisses et des détresses.

Je suis en train de lire ce livre actuellement. Je ne suis pas à fond, à fond dans l’histoire. Chaque chapitre dévoile un secret caché d’un membre d’une même famille. Néanmoins, ce ne sont pas des nouvelles indépendantes les unes des autres, il y a quand même une certaine cohérence de l’histoire. J’en suis au troisième chapitre et ça me semble un peu trop gros pour être crédible. Sinon, ça voudrait dire que cette famille n’a vraiment, mais alors vraiment pas de chance ! ^^ 

Crossfire, Tome 2 : Regarde-moi, Sylvia Day : 

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Gideon Cross était l’incarnation de l’homme idéal, mais je n’étais pas dupe, moi qui savais désormais quels tourments cette perfection dissimulait. De son passé, j’ignorais pourtant presque tout. Son entêtement à le garder secret me blessait. En revanche, son refus obstiné de répondre à mes questions attisait ma jalousie et sapait la confiance qu’il exigeait de moi. Être ensemble était parfois douloureux. Ne pas l’être était pire. J’espérais que l’amour fou qui nous liait l’un à l’autre serait plus fort que tous les obstacles que la vie s’acharnait à dresser entre nous. Je n’imaginais pas à quel point…

J’ai carrément accroché aux nouvelles aventures de Gideon et Eva. On passe le cap supérieur avec ce deuxième tome. Moins de sensualité, plus d’intrigue sur leurs passés respectifs. Les personnages secondaires, famille et amis, ont également une place plus importante que dans le tome 1. Gideon prend ses responsabilités et tient parole. Le final est incisif…comme une lame de couteau.

Une chronique plus complète sera publiée dans la semaine. 🙂

*CHALLENGE GOODREADS*

Bilan Challenge Goodreads Janvier 2017 : 4/36
>> 1 livre d’avance

Avis [Coup de coeur] : Promenades en bord de mer et étonnements heureux, Olivier de Kersauson

9782749140858Titre : Promenades en bord de mer et étonnements heureux
Auteur : Olivier de Kersauson
Genre : Autobiographie
Éditeur : Cherche Midi
Nombre de pages : 214
Date de parution : 2016

Ce livre est un récit d’un genre neuf, celui du style de vie d’un marin considérable doublé d’un poète. « Quand je regarde la mer, je me promène dans le temps du monde. » Vous l’ouvrirez à n’importe quelle page, il n’y a pas d’ordre dans les plaisirs, pas de classement dans les enchantements. C’est de ceux-là dont Olivier de Kersauson nous entretient. Voici donc le catalogue original d’un esthète singulier amoureux de la mer.  » Il y a des artistes qui peignent des tableaux. Moi, je peins le sillage blanc sur le bleu des mers « .

 


Citations


Voir les passages en italique dans la chronique


Avis


Ce nouveau livre d’Olivier de Kersauson est une ode à la Mer, cette mer qui l’emmène de Brest à Papeete. On se prend les tempêtes dans la figure, on respire les algues humides découvertes par le flux et le reflux des vagues, on est en immersion dans les lieux que ce grand marin nous décrit.

C’est une ode à la Nature dans tout son ensemble : du vent frais de Bretagne au pingouin joueur de Patagonie, de la vague turquoise aux singes crieurs d’Amérique Centrale. Cette Nature qui se fiche des Hommes, de leurs petites tracasseries et de leurs grandes guerres. Elle continue de s’imposer en maître dans ce monde où nous nous croyons les rois du monde. Elle chérit, construit, mais aussi détruit tout sur son passage.

Les vents sont chéris : « Pendant plus de deux mille ans, c’est vous qui emmeniez les bateaux. Pas un voyage sur la mer sans vous, pas de Christophe Colomb, pas d’Amérique, pas d’Australie, pas de Polynésie. Jusqu’à il y a cent ans, pas un grain de café ni une lettre d’amour qui ne soit arrivé sans votre aide. », la lune aussi : « (La pleine lune), Quand on est sur les océans, elle donne une coloration particulière, les quarts de nuit ont une autre dimension, la lune fait briller le sommet des vagues, c’est parfois tendre, mais en même temps un peu métallique, avec plein de reflets. »

Ce récit est également une vénération de l’aube et des petits matins. Le Soleil semble être la seule chose qui perdure dans ce monde où tout change, tout se bouscule, tout évolue. «  Je pense que le lever du soleil quotidien est une sanctification de notre chance de vivre », « A l’aube, il y a les grands élans d’enthousiasme de la journée qui commence. »

La lumière est longuement célébrée dans ce livre : « En été par exemple, quand il fait beau et que ça chauffe, à midi et quart, la lumière est d’une incroyable texture. Une heure plus tard, après le déjeuner, elle a changé, la voici saturée, gavée, presque lasse. Sa magie a disparu. Ce qui était chaud vibrant est devenu chaud accablant. Etre capable de remarquer cela, de s’y intéresser, fait tout le bonheur de nos vies. Et le matin, vers 8 heures, à la même saison, quand le premier soleil vient embrasser la rosée sur les pétales de pois de senteur. C’est furtif car la grande chaleur va venir bouffer tout ça, donc il faut avoir conscience de ces moments fragiles. La journée entière se construit et se détruit par la lumière. Je suis photosensible. Je suis spectateurs de tous ces moments fragiles. Ils m’enchantent. »

Le marin quant à lui est un modèle de détachement et d’hédonisme. Le bonheur se trouve dans l’éphémère, dans l’instant. Un rayon de soleil parfait entre les feuilles. Cet instant fugace, qui ne dure que quelques secondes, mais qui n’a existé que pour nous. C’est un poète qui sait manier les mots avec justesse pour nous transporter dans son décor et ses émotions. L’homme est pourtant né bien loin du rivage, au plein cœur de la Sarthe. Partagé entre la sauvagerie des tempêtes finistériennes et le parfum des fleurs de tiaré de Tahiti, il nous raconte sa propre vision du monde et de la vie.

Pas de nostalgie, pas de regrets ou de remords, ils n’ont de place dans son esprit. « Si la nostalgie existe, c’est parce qu’il y a eu des moments de gloire. Or ces moments doivent rester lumineux. On ne doit pas s’en servir pour fabriquer du regret. La nostalgie, c’est quand le moment se teinte de brume. Je refuse la brume. » On ne vit que pour et par le présent. Tout comme la mer, le ciel, le vent et les nuages qui évoluent sans cesse, la vie ne peut se vivre que dans le moment présent.

On apprend également beaucoup de choses sur notre belle planète, son histoire, son géographie, son éco-sytème. Ainsi, on découvre que la construction du canal de Panama a entraîné la mort de 20 000 ouvriers dont les corps conservés dans le vinaigre étaient revendus aux académies de médecine pour faire progresser la science. On y apprend également qu’il n’y a que quelques décennies en arrière, on naviguait encore avec des cartes mentionnant des terra incognita, c’est-à-dire des territoires encore inexplorés par l’Homme. On se surprend à lire les falaises de Douvres sont d’origine corallienne.

Projeté dans l’univers brut et vrai des marins et des amoureux de la mer, on referme ce livre avec l’envie de sillonner tous les océans du monde, de s’arrêter dans chaque port, de Shanghai à Buenos Aires tout en étant convaincu que : « C’est pas l’Homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’Homme. »

Avis [Bonne lecture] : Beaux rivages, Nina Bouraoui

p1.jpgTitre : Beaux rivages
Auteur : Nina Bouraoui
Genre : Contemporain
Éditeur : JC Lattès
Nombre de pages : 245
Date de parution : 2016

C’est une histoire simple, universelle. Apres huit ans d’amour, Adrian quitte A. pour une autre femme: Beaux rivages est la radiographie de cette séparation. Quels que soient notre âge, notre sexe, notre origine sociale, nous sommes tous égaux devant un grand chagrin d’amour. Les larmes rassemblent davantage que les baisers. J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittes du monde. Pour ceux qui ont perdu la foi en perdant leur bonheur. Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer. Pour comprendre pourquoi une rupture nous laisse si désarmés. Et pour rappeler que l’amour triomphera toujours. En cela, c’est un roman de résistance.

Citations


« On se dit toujours que quelqu’un nous sauvera alors qu’il serait plus juste de se sauver soi avant de profiter d’un triomphe qui viendrait des autres. »

« L’amour est imprévisible. Il survient quand on ne l’espère plus, disparaît alors qu’on le jugeait acquis. »

« La tristesse, quand elle survient, trouble la raison. »


Avis


Une séparation après huit ans de relation. Un naufrage amoureux. C’est une certaine « descente aux enfers » qui est racontée au fil des pages. On se tire soi-même vers le fond, consciemment, mais inexorablement.

On passe alors par toutes les étapes du deuil amoureux : séparation, absence, souffrance, douleur, détresse, refus de l’acceptation, obstination à croire que tout redeviendra comme avant. On ressent la difficulté à lâcher l’être aimé de manière définitive : les anciens amants continuent à se donner des rendez-vous autour de cafés pour discuter, pour comprendre, pour se donner des nouvelles. Ces rendez-vous se terminent parfois par du sexe même si chacun d’entre eux sait que c’est malsain. Mais c’est plus fort que nous. L’être aimé est une drogue : on en est privé du jour au lendemain, on souffre du sevrage, tant psychologiquement que physiquement. On est alors prêt à tout pour que tout redevienne comme avant, même à se bercer d’illusions.

Adrian, qu’elle appelle A., c’est l’amour avec un grand A (coïncidence ?), le grand amour d’une vie, celui qui marque à jamais. Au fil des jours, des années, on prend cet amour pour acquis mais il disparait aussi soudainement qu’il est arrivé. On comprend alors la difficulté de vivre le quotidien sans A., de réinventer ce quotidien sans l’être aimé, quand tant de souvenirs, de projets évaporés vous reviennent à la figure toute la journée. Il faut accepter que tout va changer, que les matins, les soirées, les week-ends, les vacances, la vie ne sera plus jamais la même, que l’avenir imaginé ensemble a été balayé. Accepter enfin que l’âme sœur qu’on croyait être ne l’était finalement pas, que cet homme ne nous appartient plus, mais à une Autre.

Alors on s’aperçoit que les deux souffrent : celui qui quitte comme celui qui est quitté. Adrian est partagé entre son ancien amour pour qui il a encore beaucoup d’affection et le nouveau,  qui lui en demande beaucoup : l’Autre.

Elle espionne l’Autre, celle qui a pris sa place, qu’a-t-elle a de plus qu’elle ? Est-elle plus belle, plus drôle, plus intelligente, plus spontanée, plus légère, plus attentive ? Elle scrute les réseaux sociaux, les blogs, où s’étale petit à petit la nouvelle vie d’A. et de l’Autre, ce nouvel amour qui naît, au fur et à mesure que l’autre s’évanouit. On sait que cela va nous faire encore plus de mal mais on ne peut s’empêcher d’espionner, d’épier, pour comprendre peut-être, pour souffrir encore davantage, sûrement.

Et puis, tout comme le deuil, la phase de l’acceptation et de la reconstruction pointe le bout de son nez. Elle finit finalement renouer avec le goût de vivre, et même retomber amoureuse. Même si ça ne sera jamais vraiment pareil, même si sa relation avec Adrian reste irremplaçable, elle avance et fait confiance à la vie. On finit sur une note positive, pleine d’espoir.

Cette histoire fait tellement écho à ma situation personnelle que cette lecture a été aussi formidable que douloureuse. L’auteure retrace la séparation amoureuse avec génie et réalisme. Une chose est sûre, on ne sort pas indemne d’une rupture amoureuse et croire que l’on en guérit un jour est une pure illusion.